Idée n°26 : Au XXI ème siècle, l'amour est un téléphone qui ne sonne pas.

Idée n°26 : Au XXI ème siècle, l'amour est un téléphone qui ne sonne pas.
Dimanche 8 Novembre 2009.



Un clavier. 26 lettres. Un cendrier. 20 cigarettes.

"Et c'est reparti" pensai-je à nouveau. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir encore écrire comme connerie ce soir?
Je tire encore une fois sur ma cigarette, mais rien ne me vient. Pas d'idée. Aucune imagination. Inspiration: 0.
Période de vie minable. Rien à raconter, rien à éprouver.
Il est presque 3h du matin, et je n'ai absolument pas envie de dormir.
Je traine sur mon lit, l'ordinateur allumé, le cendrier remplit. Ma chambre ne ressemble plus à rien, juste à un aquarium de fumée où quelqu'un aurait certainement peut-être un peu trop fumé.
Et je réalise que c'est peut-être vers 3h du matin qu'on se rend compte qu'on ne sert peut-être à rien dans cette foutue existence.
Et il y a toujours trop de "peut-être", trop d'hésitations & d'hypothèses.
Car oui, maintenant plus personne n'affirme de personnalité dans cette putain de société minable.
Ce n'est plus que des "peut-être" et des "je crois" ou encore des "je ne suis pas sur" que l'on peut entendre dans la bouche des gens.
Car oui, maintenant plus personne n'ose dire ce qu'il pense vraiment.
Il faut aujourd'hui rentrer dans un putain de moule, à défaut d'être exclu.
Il faut faire semblant de tout en permanence.
Faire semblant d'apprécier telle ou telle personne à risque de ne pas être apprécié vous même.
Et moi je n'en peux plus de faire semblant sans arrêt dans cette société de merde.
Je sature.
Bonsoir.

# Posted on Saturday, 07 November 2009 at 8:53 PM

Edited on Saturday, 14 November 2009 at 7:04 AM

Idée n°25 : Se connaître soi-même, c'est s'oublier.

Idée n°25 : Se connaître soi-même, c'est s'oublier.
Dimanche 25 Octobre 2009.



J'étais là hier, assise à cette même terrasse de café.
A cette même place. Avec ce même café froid, et le sucre sur le côté droit.
Seule ou mal accompagnée. Je ne me souviens plus exactement.
Je m'interrogeais alors sur tout ce que les gens pouvaient penser sur moi à cet instant donné.
J'étais là, les yeux plongeaient dans le vide, avec un regard si lourd de sens à la fois.
Et je me disais:
" Tout est si différent aujourd'hui " / Et pourtant rien n'avait vraiment changé.
Je ne pouvais imaginer ma vie autrement, et pourtant c'est à cet instant que je commençais à rêver d'une vie nouvelle.
Je m'imaginais un endroit où tous ces yeux ne pouvaient exister.
Où l'amour pour une fois ne serait pas synonyme de souffrance. Où je ne pleurerai pas sans raison.
J'entrevoyais déjà des horizons où mon coeur ne pourrait se perdre entre deux sentiments innocents.
Où il serait impossible d'entendre tous ces mensonges que l'on murmure au creux de mon oreille.

Chaque rêve semblait me promettre quelque chose de nouveau.
Quelque chose qui pourrait changer ma vie.
Mais c'est encore à cette même terrasse de café que l'on me retrouve aujourd'hui.
A cette même place. Avec ce même café froid, le sucre sur le côté droit.
Seule ou mal accompagnée. Je ne sais pas vraiment.


# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 8:25 AM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 8:38 AM

Idée n°24 : L'envie d'y coire à nouveau.

Idée n°24 : L'envie d'y coire à nouveau.
Dimanche 18 Octobre 2009.


Et c'est un peu comme une revanche de moi-même.

Une revanche de la vie que j'ai cédé à la tentation cette soirée-là.
C'est peut-être depuis quelques jours que j'en avais envie. C'est peut-être aussi pour cette raison que je me suis laissée faire.
Et je réalise maintenant que c'est un peu grâce à toi, peut-être, au moment où ton souffle a frôlé le mien, que l'homme qui m'avait tant déçu depuis des mois a disparu.
Ma souffrance s'était envolée. Évaporée, le temps de quelques secondes.
Chaque instant, où tes lèvres effleuraient les miennes, semblait m'offrir une vie nouvelle.
Cette action se répétait et semblait me donner des dizaines de promesses.
J'entrevoyais au plus profond de moi-même des horizons où ses yeux n'existaient plus.
Je fus heureuse, un instant.
Le temps où cet homme inconnu me fit oublier ce que j'avais pu vivre ces quelques derniers mois.
Et il était là, devant moi.
Je ne ressentais même plus le vent glacial qui soufflait dans cette rue, juste la chaleur qui se dégageait de nos corps enlacés.
Et c'est certainement à ce moment là, qu'il a murmuré au creux de mon oreille : Tu vois, c'est possible d'oublier.




# Posted on Sunday, 18 October 2009 at 1:47 PM

Idée n°23 : Et cette société qui nous tue tous à petit feu.

Idée n°23 : Et cette société qui nous tue tous à petit feu.
Dimanche 11 Octobre 2009.



Par où et par quoi commencer ?
Nous nous enfermons tous dans une routine. Dans ce train-train quotidien qui est la vie.
Cette routine qui nous tue tous. On tombe tous dans ce cercle vicieux qui est cette sale routine. Moi la première.
Alors il y a ceux, qui sont plongés dans une histoire d'amour fanée, qui ont peur d'affronter la réalité comme elle est.
Mais l'amour ne dure qu'un temps, espérons juste que ce temps soit long.
Et il y a les autres, qui attendent le grand amour, qui embrassent et couchent avec n'importe qui juste pour se prouver qu'ils méritent peut-être eux aussi une vie de couple moisie.
Et moi je suis là. Et je crois en la folie. Je crois en l'improbable.
Je crois en ce père Noël qui n'existe pas et à cette souris verte, qui court dans l'herbe.
Mais l'essentiel dans l'histoire, je pense que c'est d'y croire.
Je passe chaque jour à côtés de millions de gens. Je les observe et j'en suis même éc½urer à force.
Je vois des centaines de gens qui s'aiment, et qui pourtant semblent s'ennuyer.
Finiront-ils comme les autres, par pourrir dans un lit, aux lendemains redoutés ?
J'ai envie de leur demandé où est passé la magie des premières fois ? & Les éclats de rire des premières journées ?
Où sont passées toutes ces raisons pour lesquelles ils se sont mis ensemble ?
Tout semble avoir disparu.
Eux mêmes paraissent se demander pourquoi ils sont là, aux côtés de la personne dont ils sont tombés amoureux.
Et ils ne trouvent pas de réponses, juste une simple et nouvelle question :
" Etait-ce vraiment de cette fille, de ce garçon dont je suis réellement tombé amoureux ou amoureuse ? "
Je crois alors quand même en ces gens amoureux, & à ceux qui ne le sont pas.
Mais avant tout, je crois en moi.
Je sais qu'un jour, je parviendrai à trouver ce que je cherche au plus profond de moi même.
Le réel bonheur réside dans la façon de l'obtenir.


# Posted on Sunday, 11 October 2009 at 3:01 PM

Edited on Monday, 12 October 2009 at 2:57 AM

Idée n°22 : Et si le monde était à refaire ?

Idée n°22 : Et si le monde était à refaire ?
Vendredi 9 Octobre 2009.

J'étais là, seule, devant mon arrêt de bus. J'étais là, au bord du trottoir.
Mon regard plongeait dans le vide, j'ai vu d'un coup marqué sur un bus quelconque "Aix-en-Provence/Aéroport".
Et là, à cet instant précis lorsque mes yeux fixaient ce mot défilé, une idée a surgi dans mon esprit. Au plus profond de moi-même je me suis dit :
" Et si je partais maintenant ? Si tout de suite, je prenais ce bus ? Direction l'aéroport. Pour m'enfuir. Où ? N'importe où. Je m'en fou. Loin de cette ville. Loin de ma vie. Loin de tout. De ces gens à qui je parle pour je ne sais quelles raisons. Et si la vie était mieux ailleurs ?"
Alors j'ai pris ce bus qui me paraissait être l'espoir d'un autre monde. D'une autre vie.
Je m'envolerai là où le vent m'emporterait, me disais-je. J'atterrirai à New-York, Londres, Tokyo ou San Francisco.
Mais au fond quelle importance ? Il manquerait certainement quelqu'un près de moi. Mais peu importe.
J'aurai le droit à un nouveau départ. A une nouvelle vie.
J'aurai le droit d'oublier ce dont j'ai envie.
Personne pour me rattraper. Personne pour m'en empêcher.
Juste moi. Et juste moi cette fois. Pour une fois.

Mais la triste vérité est que j'ai été à court d'élan. Je n'ai pas pris le bus en direction de l'aéroport.
Certainement par manque de courage. Je ne pouvais pas faire ça.
Et pourtant qu'est-ce qui me retenait ?
Rien, pensai-je à nouveau. Il n'y avait pas de raison. Juste de la déraison.

# Posted on Friday, 09 October 2009 at 4:24 PM

Edited on Friday, 09 October 2009 at 4:35 PM

Idée n°21 : Les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal.

Idée n°21 : Les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal.
Samedi 3 Octobre 2009.


Si seulement , si seulement, ton absence ne m'avait pas fait tant de mal.
Je me mets à écrire de nouveau ajourd'hui. Je me retrouve encore devant cette même page blanche.
Celle qui m'a accompagné durant ces longs mois passés.
Je m'excuse de ne plus t'aimer. De ne plus pouvoir t'approcher, ni même te regarder en face.
Je m'excuse que tout ce soit passé ainsi. Tant de haine, et d'ignorance.
Je m'excuse même si je n'ai aucune raison de le faire.
J'ai tant souffert. Et pourtant, je m'en suis remise. Même si pendant un temps j'ai eu du mal à y croire, tu sais.
Mais aujourd'hui j'arrive à aller de l'avant, car un jour quelqu'un a murmuré au creux de mon oreille :
" La vie serait trop courte si l'on se souvenait. Le tout est de choisir ce que l'on doit oublier. "
Et je sais maintenant ce que je choisis d'oublier. Pas besoin de l'énoncer.
Ma mémoire s'efface, et emporte avec elle mes souvenirs.
L'insupportable réalité des choses m'avait assassiné, connard.


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# Posted on Saturday, 03 October 2009 at 10:42 AM

Edited on Sunday, 04 October 2009 at 5:31 AM

Idée n°20 : Plus que le silence.

Idée n°20 : Plus que le silence.
Samedi 8 Aout 2009.


Une phrase.
Il aura fallu une seule phrase, une seule seconde pour mettre un point final à quelques mois.
Un appel manqué. Une conversation trop écourtée.
Sur le moment, j'ai pensé que c'était la fin du monde. Que j'allais en crever. Je me suis vu mourir sur ce tapis.
Seule, folle & affolée.
Et pourtant, le lendemain le jour s'est levé, comme il le fait parfois. Et j'ai compris à cet instant que la vie continuait.
J'ai réalisé que quelque part il était possible de tout recommencer à zéro. D'écrire une nouvelle page, une nouvelle histoire. D'avoir à nouveau une autre existence, une seconde chance.
Mais encore faut-il trouver la force de tout effacer et tout recommencer. Et c'est cette force que je n'ai pas encore réussi à trouver.
Car la seule chose dont j'ai envie, c'est de le revoir. Seulement nous n'avons aucune raison de nous voir. Juste la déraison.
Alors j'appelle, mais c'est un banal "Numéro Privé" qui s'affiche sur son écran à défaut de mon numéro. Quand il décroche, ma gorge se serre et j'ai déjà raccroché.
Alors à quoi bon ? Je n'ai même plus le courage d'assumer mes appels.
Enfaite, je crois que je n'ai jamais vraiment eu le courage d'assumer quoique ce soit.


# Posted on Friday, 07 August 2009 at 6:26 PM

Edited on Saturday, 08 August 2009 at 4:03 PM